" Le meilleur contrat, c'est la confiance "

François wijne, Exploitant de la Ferme scheuerhof

Autour de la terre

Agriculteurs passionnés, François Wijne et ses frères perpétuent la tradition familiale.

Comment l’agriculture est-elle entrée dans votre famille ?
Ma famille exerce dans l’agriculture depuis 3 générations. Mes parents sont arrivés en 1958 des Pays-Bas: nous avons passé la majeure partie de notre enfance dans la ferme de Belvaux. Pour mon frère Antoine et moi-même, il a toujours été clair que nous voulions perpétuer la tradition familiale. Mon autre frère, Adrien, a commencé par étudier la médecine avant de revenir à ses racines en se tournant vers l’agriculture. Il commence même à acheter des terres.

En quoi l’entreprise Grosbusch a-t-elle influencé votre activité ces derniers mois ?
Quand je suis devenu agriculteur, la maison Grosbusch existait déjà. Ils ont grandi au fil des ans, mais nous avons toujours su répondre à leurs demandes, à mesure que les volumes augmentaient. Nous entretenons depuis toujours une relation basée sur la confiance. Nous fonctionnons sans aucun contrat, mais les règles sont connues des deux parties, ce qui évite les grandes discussion. Depuis 1991, nous produisons des pommes de terre uniquement pour eux. En 2015, ils nous ont proposé d’innover et de nous lancer dans la production de salades. Cela implique forcément un investissement en temps et en recherches. Nous sortons de notre zone de confort en terme de savoir-faire mais la demande existe ! Nous possédons désormais 70 hectares de salades. Nous espérons que 2016 continuera dans la lignée du succès de 2015 !

Quelles sont les évolutions de votre profession ?

J’ai assisté à de nombreux changements depuis le début de mon activité. L’administratif a pris une part importante: nous sommes noyés sous la paperasse! Les agriculteurs se passeraient bien de ce fardeau car il nous détourne de notre cœur de métier: produire et vendre. Nous ne pouvons pas toujours embaucher quelqu’un pour s’en charger. Nous constatons aussi depuis quelques années que les terrains deviennent une denrée rare, particulièrement au Luxembourg. Ceux-ci sont convoités par des promoteurs qui sautent sur la moindre parcelle. Nous subissons une forte pression de l’urbanisation. À notre échelle, nous avons décidé de changer la donne. La salade représente pour nous une belle alternative à l’exploitation laitière. Nous pensons également à produire des oignons, des courgettes, des radis et du céleri !