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L’avocat, un concentré de douceur et de goût

L’avocat et sa chair suave séduisent les palais les plus exigeants. Introduit en Europe au XVIIe siècle, ses qualités nutritionnelles et gustatives l’ont, ces dernières années, propulsé au rang d’incontournable. 

Importé d’Amérique

Tout comme les tomates, les pommes de terre, les courges, les haricots, le piment, le cacao ou l’ananas, l’avocat a été introduit en Europe par les conquistadors espagnols. Mais Mayas et Aztèques consommaient déjà le fruit de l’avocatier il y a 8 000 ans. Originaire du Mexique et longtemps considéré comme un produit de luxe sur le vieux continent, l’avocat a fini par se démocratiser au XXe siècle. Aujourd’hui de nombreux pays le cultivent mais il provient le plus souvent d’Afrique, d’Israël, d’Australie et d’Espagne.

Selon sa variété, il peut se déguster tout au long de l’année. Les fuerte, bacon, zutano ou gwen arrivent à maturité en automne et en hiver. Les hass et lamb hass peuvent être cueillis quelle que soit la saison. Les reed mûrissent tout l’été et jusqu’au début de l’automne. 

 

De la méfiance à la réhabilitation

Longtemps regardé avec défiance en raison de son apport énergétique : 160 kilocalories pour 100 grammes, l’avocat a retrouvé la faveur des professionnels de santé comme celle des consommateurs. En terme de valeurs nutritionnelles, il contient 73,23 % d’eau, 2 % de protéines, 8,53 % de glucides et 14,66 % de lipides mais ces derniers sont principalement constitués d’acides gras insaturés, bénéfiques à la santé cardio-vasculaire. Source de fibres facilitant le transit intestinal, il contient aussi de nombreux oligo-éléments. Du manganèse, anti-oxydant ; du magnésium, bon pour le système immunitaire ; du calcium, pour les os ; du phosphore, qui intervient dans la régénération cellulaire. Et le petit fruit possède également un talent secret  : comme le persil et la menthe, on lui prête des vertus pour purifier l’haleine.

Bien choisir

Avant de le déguster, il faut savoir choisir son avocat. Le pédoncule se détache facilement sur un fruit arrivé à maturité. Si trop vert, il suffit de le laisser quelques jours à température ambiante pour achever son mûrissement. Ou encore, de le placer près de pommes ou de bananes produisant de l’éthylène, favorable à la maturation. A contrario, pour conserver quelques jours un avocat à point, il faudra l’entreposer dans le bac à légume du réfrigérateur. Le fruit de l’avocatier se consomme surtout cru. Il reste l’allié gourmand de toutes les salades composées. Réduit en purée et épicé, il s’invite à l’apéritif sous forme de guacamole. Mais mixé avec du jus de citron, il accompagne délicieusement saumon fumé, crevettes ou coquilles Saint Jacques snackées. En Amérique latine ou en Asie, il est parfois dégusté en dessert avec du sucre ou d’autres fruits.