" Ici, tout le monde est logé
à la même enseigne, du néophyte à l'athlète de

haut nivea"

Le Marathon des Sables :
du souffle et un grand cœur

Depuis 1986, des coureurs passionnés
et des fondus de sport s’affrontent à coup de kilomètres dans le désert du Sahara. Une course atypique et extrême que René et Goy Grosbusch vont parcourir en avril 2016, respectivement pour la 7ème et 2ème fois.

L’histoire d’un amoureux de l’Afrique

Né à Troyes, Patrick Bauer débute sa carrière comme photographe au sein de la rédaction de Libération Champagne. Passionné de musique, il fonde le festival l’Antichose en 1977. Il n’a que 25 ans quand il part s’installer en Afrique où il travaille pour les encyclopédies Bordas. Après quelques mois, il lâche son boulot pour parcourir le continent noir avant de revenir en France. C’est là-bas à Troyes que l’idée a germée... Patrick Bauer, alors âgé de 28 ans, se lance dans un projet complètement fou : parcourir à pied et en solitaire 350 km dans le désert en complète autonomie. Pour cela, il est équipé d’un sac de 35 kg contenant de la nourriture et de l’eau. Il mettra douze jours pour accomplir cet exploit. Le Marathon des sables est né. Deux ans plus tard, la première course est organisée dans le désert marocain avec 23 participants.

Une course mythique

En l’espace de quelques années, le Marathon des sables devient une course mythique. Un événement populaire qui réunit 170 coureurs en 1989. Outre la nature hostile du Sahara, les athlètes comme l’organisateur doivent faire face à d’autres facteurs comme la guerre du Golfe en 1991. Plusieurs sponsors décident alors de renoncer à leurs engagements. Par chance, la course ne sera pas annulée. Parfois, il faut également s’adapter aux caprices de la météo comme en 2002 avec une importante tempête de sable ou les inondations de 2004. C’est ce qui le fait le charme et l’originalité de cette course hors-norme. Au fur et à mesure des éditions, l’événement se professionnalise avec une organisation 29 digne du Paris-Dakar. Aujourd’hui, le budget est de plus de quatre millions d’euros et compte plus de mille participants. Pour autant, Patrick Bauer souhaite conserver l’esprit convivial et l’authenticité du Marathon des sables.

Solidarité et écologie

Avant d’être un événement sportif, le Marathon des sables est un engagement en faveur de l’environnement. Ainsi, deux sociétés gèrent le nettoyage des bivouacs et des déchets. Les organisateurs utilisent également l’énergie solaire pour l’éclairage et l’alimentation des ordinateurs des journalistes. Le bilan carbone est minutieusement analysé afin de compenser l’impact de l’événement par la plantation d’arbres et le développement des énergies alternatives. Enfin, l’organisation du Marathon des sables et des associations multiplient les actions au profit des populations locales : installation de pompes solaires, construction d’écoles et d’ateliers pour les femmes, canalisations pour l’eau potable, blocs sanitaires...

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