"Les enfants ramènent cette expérience à la maison."

René Grosbusch

Éduquer les consommateurs de demain

Transmettre des valeurs de qualité et variété de l'alimentation est au coeur de l'esprit Grosbusch. Cela commence dès le plus jeune âge.

 

Comment est né Grosbusch Kids ?

Goy Grosbusch (GG) : Le concept Grosbusch Kids est né en parallèle de l’Académie (qui nous permet de former nos futurs employés). Dans notre optique d’éducation et de partage, l’idée est d’accueillir chaque école primaire du Luxembourg qui le désire, et d’organiser des parcours ludiques dans nos locaux pour leur transmettre les bienfaits des fruits et légumes. Et leur rappeler que les pommes poussent sur un arbre et pas dans un sachet en plastique !

René Grosbusch (RG) : Nous appelons également cette initiative « Fit for the Future ». Comme Goy l’a bien décrit, l’objectif est d’éduquer les enfants à mieux consommer en espaçant leur consommation de fast food et de sodas, et à se rapprocher des fruits et légumes. Nos producteurs et nos clients ne proposent pas ce type de formation à cause des contraintes de temps ou de ressources. Nous souhaitons donc nous investir dans ce type d’initiative en valorisant un comportement de consommateur plus sain. L’idéal serait l’intégration de cours d’éducation à l’alimentation au sein de l’école primaire et notre rêve serait d’être le moteur dans ce domaine.

En quoi consiste Grosbusch Kids ?

RG : En premier lieu, nous dialoguons avec eux sur les problèmes d’obésité et les risques liés au surpoids, puis de manière ludique, nous échangeons sur les bienfaits d’une consommation accrue en fruits et légumes. Le parcours à travers les frigos leur permet de voir les 1400 articles qui passent par notre entrepôt. Enfin, dans notre nouvel atelier culinaire, les classes sont divisées par tâches : certains épluchent des carottes, d’autres coupent des poireaux. Et pour plus de confort et de sécurité, le plan de travail de la cuisine s’abaisse pour être à la hauteur des enfants. Le groupe est encadré par un chef Eurotoques qui leur apprendra à faire une ratatouille ou une soupe. Le but est de leur transmettre le plaisir de cuisiner soi-même ! Les enfants visitent également la serre placée sur la toiture du hall, où ils peuvent s’initier à l’urban farming. Ils s’y familiarisent avec le travail de maraîchage et voient les produits à leur état naturel. A la fin du programme, notre souhait est d’avoir initié une remise en question de leur consommation et de changer leurs automatismes d’alimentation.

Quels enfants peuvent suivre la formation Grosbusch Kids ?

RG : Les enfants de sept à onze ans sont dans une tranche d’âge où ils peuvent être concentrés suffisamment longtemps, et où leur attention n’est pas encore polluée par leur smartphone. Il appartient aux écoles de nous contacter, nous les accueillerons avec plaisir. Souvent nos clients proposent des sorties aux classes des écoles de leurs enfants.

Comment le programme est-il perçu ?

GG : Des projets pilotes ont déjà été réalisés l’année dernière avec certaines écoles. Le retour est très positif, tant de la part des instituteurs, que des enfants et des parents d’élèves. Ce feedback nous a incité à formaliser et consolider cette initiative. Pour les 100 ans de la société, Grosbusch Kids sera officialisé et les premières visites sont prévues en septembre 2017. Par ailleurs, dans le cadre de la promotion de la production luxembourgeoise de fruits et légumes nous avons planté 1000 arbres dans un verger d’Ellange, verger que pourront également visiter les enfants.

RG : Une anecdote m’a particulièrement ému : après une visite, les enfants sortent tous de chez nous avec une corbeille de fruits en souvenir. La petite Joséphine court vers sa maman et lui pré- sente sa corbeille. Sa mère lui demande de quel type de fruit il s’agit. « Ce sont des Physalis » annonce fièrement Joséphine à sa mère, qui ne sait pas comment se consomme ce fruit. Joséphine lui montre ensuite comment les manger. Tout est là : les enfants ramènent cette expérience à la maison et la transmette également à leurs parents. C’est l’objectif.