Jean
Nousse
Alambiqué

Jean Nousse récolte les fruits du verger dont il est propriétaire et produit son propre alcool. Il évoque avec nous sa passion et comment celle-ci s’accorde avec son travail chez Marcel Grosbusch & Fils.

D’où vient cette passion pour la distillation ?

J’ai eu la chance d’hériter de mes grands-parents

d'un hectare de terrain à Koenigsmacker – à la frontière française – sur lequel se trouve un verger. La pratique de la distillation se transmet de génération en génération dans la région et je tiens à perpétuer cette tradition qui a tendance à se perdre. Dans le temps, chaque famille produisait son propre alcool de fruit  et si cela est désormais exceptionnel – notamment à cause des difficultés d’obtention des autorisations et de la charge de travail – je trouverais dommage que cette pratique disparaisse car elle est synonyme d’esprit de partage et de fierté du terroir. Elle fournit aussi un bon moyen d’apprendre le nécessaire respect de la nature –en profitant des conseils des plus vieux notamment- dans un monde où certains pensent que les fruits poussent dans les rayons de supermarché !

Comment procédez-vous ?

Je travaille en association avec ma voisine qui est

bouilleur de cru. J’apporte quant à moi la propriété

du verger, seconde condition pour obtenir le privilège

de distiller. Nous distillons des mirabelles principalement, mais aussi des quetsches, des pommes, des poires, des cerises et des nèfles- tout au long de l’année en fonction des différentes cueillettes. Un jour, nous avons essayé de produire de l’alcool avec de la banane: le résultat était plutôt bon ! Après le tri et la mise en tonneau pour la fermentation – étape qu’il faut surveiller de près car sa durée reste aléatoire – nous passons à l’étape de la distillation : passage en tamis puis mise du jus dans l’alambic. Les récoltes changent tous les ans mais nous produisons environ 100 litres annuels de ‘mirabelle’. 

 

Comment parvenez-vous à accorder votre passion et votre travail chez Marcel Grosbusch & Fils ? 

Je travaille ici depuis un peu plus d’un an au service de triage des vidanges. J’apprécie énormément d’évoluer au sein d’une entreprise à taille humaine où les patrons connaissent le prénom de tous leurs employés. Avant cela j’ai exercé dix ans comme ouvrier agricole où j’étais souvent considéré comme un « numéro ». Ma présence est généralement requise aux entrepôts l’après-midi et je n’ai donc pas de souci pour gérer mon temps entre ma passion et mon travail. Mes semaines et mes week-ends sont chargés mais l’important à mes yeux, c’est de travailler parmi des produits qui me passionnent : j’ai vraiment l’amour du fruit et de ce que l’on peut en faire.