“À travers cette photo, j'ai voulu illustrer la difficulté et la beauté du métier."

Jean-Pierre Pizzirulli

Technique et hasard

Jean-Pierre Pizzirulli, photographe amateur et employé au service commercial depuis 19 ans est à l'porigine de l'identité visuelle des camions Grosbusch. Interview. 

Comment est née cette photo ?

L’idée est partie de Goy Grosbusch. Il souhaitait prendre des clichés de produits et de producteurs luxembourgeois. Nous avons réalisé un photoshooting chez François, un de nos fournisseurs. Mon objectif était de mettre les produits en avant. François a des mains d’agriculteur très marquées par le travail de la terre. A travers cette photo, j’ai voulu illustrer la difficulté et la beauté du métier. J’ai ouvert très fort le diaphragme de mon appareil et j’ai su capturer ma vision.

La lumière était-elle de la partie ?

J’ai voulu réaliser un cliché très net et le fait d’être à

contre-jour m’a aidé. Mon objectif de 85 mm, ouvert en 2.8 a contribué au look de la photo, mais le facteur chance était aussi de la partie. Ce cliché a été capturé lors de notre départ. François tenait ses pommes de terre dans ses mains et je lui ai demandé de me les tendre comme s’il me les offrait. Cela rajoute un effet de générosité et un appel vers le client.

Comment vivez-vous votre passion de la photographie au quotidien ?

J’ai débuté par la photographie dans le domaine animalier et dans la macro. Par hasard, j’ai reçu une demande de portrait et je n’étais pas équipé. J’ai cependant su tirer de bonnes photos de mon équipement et elles ont eu du succès sur les réseaux sociaux. Je travaille beaucoup avec mes collègues pour les portraits Grosbusch et j’ai réalisé l’organigramme de la société. Je suis également des formations pour parfaire ma technique. Comme pour la photo de rebranding Grosbusch, je privilégie les plans serrés.

Quel est votre quotidien au sein de Grosbusch ?

J’ai 19 ans d’ancienneté chez Grosbusch. J’y ai démarré comme préparateur et chauffeur. Grâce à la mobilité et les promotions internes, j’ai intégré il y a huit ans le département télé marketing. J’ai un portefeuille client axé sur la vente. Je leur propose nos offres et je réponds au challenge « vente du jour » mise en place par notre équipe. Les challenges évoluent selon les arrivages et nous mettons en avant des fruits et légumes de saison tout en soulignant la qualité et les bienfaits du produit. La direction nous laisse une marge de manœuvre commerciale pour répondre à ces challenges et le processus affute nos techniques de vente. Mon passé de chauffeur est un avantage car j’ai pu développer une connexion physique avec mes clients. Nos relations sont donc basées sur la confiance.